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NOUVELLE ÉROTIQUE : L’avion qui menait à Holguín Version imprimable
Par Madame de Kundalini   
19-10-2009
Sans remords et aucune arrière-pensée, elle vida deux tiroirs dans sa valise, prit quelques robes et les y ajouta. Son désir de fuir la vie, sa vie, c’était plus fort que tout. Elle était comme ça. Il fallait qu’elle parte et il n’avait rien à dire, sinon ce serait la fin et il le savait. Sa décision n’avait pas été longue à prendre. Un coup d’œil sur l’Internet, un coup de téléphone, quelques chiffres à donner et c’en était fait. Bye bye Montréal, welcome Cuba. Le regard fuyant, elle fixait l’horizon. Déjà, le bruit des tam-tam s’entremêlait dans sa tête.

Attablé devant elle, comme un refrain qui ne dort jamais, il ne cessait de maugréer :

– C’est ma dernière semaine de vacances et tu la gâches. Je ne t’aime pas assez! Je ne te fais pas assez bien l’amour! Pourtant, ce n’est pas ce que j’entends. À moins que tu ne feignes tes jouissances prolongées, tes soupirs de détresse quand tu me glisses à l’oreille : « Arrête, tu me meurs. »

Et les enfants, qu’en fais-tu ?

– Ce ne sont pas les miens, on ne va pas revenir là-dessus. Je les ai bien éduqués. Tu ne peux m’en demander plus.

– Qu’est-ce que je fais pour que tu partes toujours ainsi ? Ou plutôt, qu’est-ce que je ne fais pas ?

– Ça n’a rien à voir avec toi. Je n’attends rien de toi. Et je n’attends de la vie que ce qu’elle m’offre. Chaque instant m’est précieux. Tu connais ma maxime : chaque minute que je perds est une minute en enfer.

Il avait trois heures devant lui. Cette fois, il espérait qu’elle cède. Il lui fit couler un bain. Elle s’y laissa glisser doucement comme le sexe de son homme dans son vagin avant que la tempête ne gronde dans son bas-ventre.

Ce jour-là, il lui fit l’amour comme un Dieu. À chaque mouvement, une nouvelle étoile, la croissante cadence la menant vers une volupté indescriptible. Mais comme la fin d’une symphonie, aucun « tu me meurs » n’arriva.

Assise dans l’avion, elle prit ses cachets en vidant son verre : l’eau avait un goût étrange. Les yeux fermés, elle y pensait encore. Pourquoi n’avait-elle pas prononcé les mots qui étaient « leur » ? Chaque position lui revenait en tête. Elle sentit son sexe s’enflammer, puis comme en état de semi-somnolence, elle ouvrit les yeux et vit qu’elle avait les jambes entrouvertes. À quoi bon le nier, il la possédait.

Elle referma les yeux et continua à se refaire l’amour. Elle gémissait presque sur son siège. Son clitoris prit de l’ampleur. Elle se leva discrètement. Au même moment, elle croisa le regard d’un étranger. Elle détourna les yeux. Il la suivit jusqu’aux toilettes, vérifia qu’il n’y avait personne autour et la poussa légèrement à l’intérieur. Sans mot dire, elle releva sa robe, elle ne portait pas de culotte. Dans un geste langoureux, elle ouvrit ses lèvres. Dans un mouvement de va-et-vient, il y glissa deux doigts puis trois, elle tressaillit. Rapidement, elle s’assit sur la toilette, prit son membre et le glissa sur sa langue jusqu’à la luette. Dans une succion animale, elle aspira, aspira, aspira continûment afin de s’abreuver de son miel.

Il la prit et la fixa sur le lavabo. Il la pénétra si fort qu’elle ne sentit pas ses mains sur sa gorge qui la serrait. Elle en perdit presque le souffle. Il desserra son étreinte puis elle jouit. Il la retourna promptement et comme une bête, il poussa son sexe dans son anus. Elle poussa un faible cri. Tout son être vibra. Il reprit alors son mouvement de va-et-vient, elle ne pouvait bouger tant elle était prise d’une langueur ineffable. Il la tenait serrée, il poussa très fort dans son intérieur et là, vint le coït final. Elle se mit à crier : « Arrête, arrête, tu me meurs. » Il lâcha prise, reprit son souffle, monta son pantalon, ouvrit la porte et alla s’asseoir.

Elle fit sa toilette et retourna à son siège. Elle titubait de plaisir. Une fois assise, ses yeux commencèrent à devenir moins lourds. Elle reprenait tranquillement ses esprits. Elle se demandait pourquoi l’avion commençait à baisser si rapidement. Il lui semblait qu’elle venait de partir.

Nouvelle érotique tirée de Mémoires épicuriennes
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