Comment désendiguer l'hommerie en Soi...une petite leçon de sensualité !
Par Miram   
27-04-2008

Avec sa délicate gaucherie, notre super héros va oser toucher le sein, le pétrir à la façon du boulanger, l'humidifier, le pincer, le mordiller et même aller jusqu'à le mordre, frustré parce qu'il ne donne plus de lait. La main effleure l'autre sein puis descend, vitesse grand V dans l'entrecuisse. Driiiiiiiiiiiiiiiiing, driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing, la trituration du clitoris annonce la fin du prélude.

Il attend juste les gémissements de circonstances et l'ouverture progressive des cuisses, avant d'oser escalader le mont de Vénus et de pénétrer dans la Grotte aux fées, aussi nommé le Trou du diable.

C'est comique, caricatural et immensément triste parce que tellement commun, tellement répandu, tellement subi. J'ai l'impression que chez un grand nombre de bonshommes, la bite a le pouvoir de stériliser leur sensibilité au profit d'une forme plus ou moins élaborée de mimétisme bestial. La femme devient un objet utile et pratique.

Ok, ça c'est connu, c'est du sexe pour le sexe. C'est ni bien, ni mauvais, c'est juste égocentrique, stérile, sans ouverture à l'autre, sans épanouissement.


Et maintenant une petite leçon de sensualité…
Cette extraordinaire capacité qui est en nous de communiquer par les sens avec l'essence du plaisir. Pour laisser sa sensualité s'exprimer, il faut avoir vaincu sa peur de l'autre et abandonner son image de conquérant, il faut se voir comme un instrument du plaisir et voir aussi l'autre de cette manière. Dans cette recherche et cette découverte des plaisirs il est nécessaire de s'abandonner totalement à l'autre et en même temps d'envahir l'autre.

Considérer que le corps de l'autre est à nous et que notre corps est à l'autre

La seule intention des partenaires est de prendre plaisir avec le corps de l'autre, de prodiguer des caresses pour découvrir chez l'autre ce qui lui est agréable tout en nous étant agréable. Savoir prendre le temps de bien ressentir et surtout ne pas avoir en tête de volonté d'aboutissement. On ne doit rien demander à l'autre, on doit accepter les sensations que ses attentions nous procurent, sans anticiper. Il ne faut plus s'occuper des gestes de l'autre, il faut s'investir dans nos gestes dans les caresses qu'on donne à l'autre jusqu'à y trouver du plaisir. Oui je sais, c'est un peu fade, quand on lit sans pouvoir agir, alors faites-le.

Il y a deux secrets, se faire plaisir avec le corps de l'autre par la découverte du plaisir de l'autre et ne pas rechercher systématiquement la pénétration, elle n'est absolument pas une condition du plaisir.

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