Les divorcés boomers solitaires moins heureux que leurs semblables remariés
Par seniorcopie.com   
06-08-2007

Une étude a révélé les effets nocifs du divorce sur les boomers. Ceux qui restent seuls après une séparation verraient leur bien-être général considérablement diminué en comparaison de leurs semblables remariés.

Les baby-boomers divorcés s'avèrent beaucoup moins heureux à l'approche de la retraite que leurs semblables encore mariés‚ d'autant plus qu'ils souffrent plus facilement de problèmes physiques et psychiques.

Quelle que soit la durée écoulée depuis la séparation d'avec leur conjoint‚ les divorcés de plus de 55 ans sont moins comblés que ceux qui sont restés unis.

En revanche‚ les veuves restées seules ne souffriront pas des mêmes problèmes que les femmes divorcées. Par ailleurs‚ les contrecoups du divorce se font plus particulièrement sentir chez les femmes.

Un rapport présenté par l'Institut australien des études sur la famille fait état de l'impact au long terme d'un divorce sur la santé affective des divorcés de plus de 50 ans. L'un de ses auteurs‚ Matthew Gray‚ pense que les conclusions qu'il présente devraient affecter les politiques gouvernementales en matière de santé dans les décennies à venir. Il est vrai que les conséquences du divorce n'avaient‚ jusque-là‚ été étudiées que chez des sujets plus jeunes.

Selon Gray‚ les boomers sont plus susceptibles de divorcer que les générations qui les ont précédés. Cela est dû à une évolution des normes sociales et à des divorces par consentement mutuel. Cela représente une part significative de la population. En 1996‚ 9‚6% des 50-59 ans avaient divorcé. En 2006‚ les chiffres étaient montés à 15% et la tendance pourrait s'accélérer.

Le rapport se base sur des critères tels que les relations sociales‚ la satisfaction générale et la santé mentale et physique des personnes interrogées. Il faisait suite à une étude sur les conséquences financières du divorce chez les boomers australiens.

Pour Gray‚ les conséquences financières sont les plus directes‚ tandis que le bien-être général est dégradé à plus long terme.

Il tempère toutefois la gravité d'une rupture : les personnes qui se remarient retrouvent le même niveau de contentement que celles qui n'ont jamais divorcé.
(The Australian‚ 09/07/2007 : "Divorced baby boomers are living unhappily ever after")
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